Effritement

L’autre jour, j’ai rêvé que je me promenais dans les décors de mes rêves anciens ! Dieu, diable, fichtre que c’était étrange ! J’imaginerais pas pire ou meilleure nostalgie…le décor décrépi de ses rêves passé, comme une balade dans des vieux studios de cinéma tombé en désuétude…

Enfin, c’est archéologique et merveilleux à voir aussi, et que ç’a reste actif, un vieux décor transformé en buvette avec Didjé au rasta dreads aux platines et un vieil homme en habit fifties me dérobant le journal en lettres rouges. Et le dérisoire des créatures monstrueuses complétement obsolètes. Il y avais un mélange d’amertume jubilatoire et de contentement angoisseux…

Faith

Suite de Rudebo V.Portrait  Dessin vectoriel réalisé en écoutant Faith de Wilm Mertens et le concerto de l’adieu de Georges Delerue. C’est en lisant un texte de Sei Shōnagon (清少納言 ) et en écoutant un prélude de Shakuhachi que l’idée m’est venue de continuer dans la voie des carnets en essayant d’inclure quelque réflexions numériques. Il est vrai que tout ceci pue la nostalgie comrad,…mais dieu, enfin diable, fichtre que c’est beau (la musique, les textes, tout ça…). Et j’écris ce post en entendant un cour sur le passage de binômiale et la Poisson et le paradoxe de St Pétersbourg. (un prof de math fait des corrections à côté de moi ) J’aime pas trop les stats…mais voilà quand on est pas chez soi…En tout cas le déblayage des souvenirs, des papiers, le tri des vieilles affaires, des photos, des carnets me plonge dans un tourbillon de pensée nostalgique. Mais non triste. Mais avec toujours cette angoisse sourde comme un lac souterrain duquel remonte de lointains échos de sanglots, comme une bulle d’air emprisonnée et tout d’un coup libérée.

Fatras

J’aimais bien les collages de photos retravaillées à la photocopieuse, je devrais m’y remettre d’ailleurs, dommage que j’en ai perdu tout plein…allez, c’est le mois des fouilles profondes, des nostalgies d’éclairage de bougies, de nettoyage de toiles d’araignées, de destruction de nids de souris, de rangements de vieux bordels vérolés, de débarras de nécroses ancestrales et dépoussiérage de squelette d’indien dans le placard . En plus, un lien pour me rappeler de jeter un coup d’oeil sur les Fatras de Watriquet Brassenel de Couvin qui fut ménestrel à la cour du comte de Namur et inventeur de la fatrasie.

Ainsi ce vieux croquis ( pas si vieux en fait) de dragon…pour l’anniversaire d’un enfant…sais même plus de quand il date, mais peu importe.