Corps suite en oeuvre au noir.

Un peu dans le désordre, suite de corps à la plume (de corbeau), à la suie, à la rouille, quand la rage, la révolte la colère et la honte se juxtaposent, contraignantes, et éclatent dans un souffle, « comme un brin de folie dans un corps qui s’exalte » (Ange) . Je n’utilise que des matières basiques, eau, gomme arabique, suie et rouille, le tout à la plume de corbeau ramassée sur les bords des chemins. A l’écoute des sens, les émotions qui remontent…par vagues, abruptes, instants mémoriels trop loin refoulés. Tout prend à la gorge, la plume danse suivant la main qui suit les ondulations du corps et l’œil observe de loin, détaché, ébahis…interdit. Ne pas voir, non ne pas voir…Je dessine sans voir…je suis aveugle de mes émotions qui tombent et tonnent, avides et craintives de sortir. Abstrait ? Oui. comme on extrait une lame rouillée, coincée au plus profond de l’âme, comme on presse un abcès enfouis depuis 40 ans… Seul l’Autre, les autres, vous, peuvent le voir. Moi…ça me fait PEUR !

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Selon Wikipédia :

  • Le wabi-sabi (侘寂?) est une expression japonaise désignant un concept esthétique, ou une disposition spirituelle, dérivé de principes bouddhistes zen, ainsi que du taoïsme. Le wabi-sabi relie deux principes :
  • Wabi : solitude, simplicité, mélancolie, nature, tristesse, dissymétrie…
  • Sabi : l’altération par le temps, la décrépitude des choses vieillissantes, la patine des objets. Le goût pour les choses vieillies, pour la salissure, etc.
  • Le Wabi fait référence à la plénitude et la modestie que l’on peut éprouver face aux phénomènes naturels, et le Sabi la sensation face aux choses dans lesquelles on peut déceler le travail du temps ou des hommes1.
  • Une illustration du wabi-sabi : le culte esthétique pour les pierres, ou le travail des bonsaï.

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Sept dessins sur un thème, magnifique, un temps d’écoute… :

OPUS NIGRUM from Isabel Pérez del Pulgar on Vimeo.

Dans le même ordre d’idée, Suite de Dessins

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Rubedo V, esther

Sur les chutes : chute06

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Récréation

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Oui, j’habite à côté d’une école alors ça aide. Purée, ils n’arrêtent pas de bouger, c’est super motivant de voir des mômes sauter. Mais ça se calme avec l’âge.  En attendant, il est temps pour moi d’arrêter de ramer car la falaise est déjà bien entamée…

Et un de mes dessins (stèle Maya) apparait sur le blogue de Quelqu’une, (clic)  à découvrir allègrement ! Et merci pour son gentil commentaire ;)

Cette nuit, j’ai rêvé d’un nombre, 532 ou 537 je ne sait plus, qui apparaissait clairement au parmi de nuages tourbillonnant. Intrigué, j’ai cherché sur internet et curieusement, sur la date d’aujourd’hui, j’ai trouvé ça  Le hasard (ou pas) fait découvrir de chouettes sites que je vais m’empresser de mettre dans mes liens.

 

Carnet de fin damnée.

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En fin , fin de ce carnet de cette année de m…en compagnie d’un couple d’allemands, des motards…et tout ça au Merle qui est vraiment un endroit très sympa…une petite pause dans cet ermitage qui fait du bien de temps en temps…

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Plus des petits mots glissés dans les tiroirs des tables, histoire et espoir de voir d’autres personnes faire de même…de les compléter ou de les emporter…

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Voir note précédente, concert au merle.

Ancienne note, un peu de textes…

C’est toujours bien de se relire. Le texte original a été écrit il y a bien 20 ans…Comme le temps passe…

L’homme s’entête…

3 09 2010

Comme un ciel écartelé tel une vessie de porc. Comme la fumée courant follement dans une bulle de savon, des lézards jouxtant de leur regard glauque des formes éthérées, bulles de savon qui éclatent libérant la fumée se dissipant promptement dans les différentes strates, soufflant des gaz que le ciel ne peut contenir. Vint l’explosion. Une explosion infidèle, inconnue, insoutenable comme une craie qui crisse dans les mains d’un tortionnaire. Tel fut ma découverte enchanteresse de cette planète étrange où mon comparse aurait laissé ses dernières traces sans se soucier de l’endroit où il était probablement. J’exerçai négligemment la descente vers le lieu où la balise de son vaisseau retentissait électromagnétiquement sur le prolongement cathodique du tube indigeste qui déféquai sur l’écran bleuté, souillé de ces informations incongrues mais nécessaires au bon déroulement de l’opération.

L’homme se réveilla soudain. Il était assis sur une chaise, affalé à moitié sur la table de la cuisine, des débris de verre, de nourriture et d’autres choses à l’odeur nauséabonde parsemé en mille étoiles jonchent le difficile parcours, ou lieu, où l’homme se reconnaît parmi les siens. Il posa une main pâteuse sur son crâne vidé et blanchi par une veille trop longue et difficile. Ses idées se remirent tout doucement en place, douloureusement devrais je dire car de sombres grimaces accompagnées de borborygmes surprenants accompagnaient ses moments de réflexions. Il semblait jouer au poker avec des cartes invisibles. L’homme se leva, tituba dans la cité, déambula dans les rues, cherchant un contact, désespérément, car un vide se formait autour de lui. Il marche, ne marche pas, change de côté, se retourne les sens, preuve indiscutable d’une indécision résultant d’une confrontation d’idées sur diverses orientations métaphysiques qu’il serait intéressant de connaître. Il semble particulièrement tourmenté par une idée fixe qu’il veut rejeter malgré son évidence troublante.

Un éclair fusa dans son regard. Il retrouva son air habituel d’homme retrouvant une liberté à laquelle il n’a jamais goûté et se dirigea sans autre forme de procès comme des patins à roulettes chez lui.

Ou du moins ce qu’il croit être chez lui.