Corps suite oeuvre au noir II

Suite de la suite ;), croquis, dessins de corps en mouvements, capter l’essentiel du geste, la quintessence du souffle, de la transe pi ration comme un kanji ou un caractère chinois, une vibration de l’instant au travers de l’étant sans être soi, ni un rêve. Juste là devant le corps qui bouge, la feuille statique, l’œil comme capteur sans jugement et la main qui suit.

 

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Suie, gomme arabique et oxyde rouge.

Suite de la théorie de l’art chinois ( Vide et plein de François Cheng) et japonais :  l’Eloge de l’ombre de Tanizaki.

Dans le même sens  : Suite corps oeuvre au noir I

Aberrance discursive

Note précédente, clic ici et aussi   et aussi et aussi et à découvrir, magnifique,  une invitation au voyage sur une introduction de Sei Shônagon : Les carnets de traverses au Japon.

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Plus rien ne bouge

3,14 passé, tant pi, l’onde trépasse comme un perpétuel éphémère souvenir. Comme une lumière fugitive laissant la lanterne vide de sa source. L »écluse n’est plus qu’une ruine sauvage, aux bassins remplit d’une onde stagnante. Des restes d’électricité crépitaient dans les nervures de câbles arrachés. Une boule de lumière bleuté palpitait au dessus des infrastructures, ponctuée de soubresauts sporadiques. Tout d’un coup elle chancela et se précipita au-delà de l’horizon, auréolant le crépuscule d’un noyau orangé.

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Fusain et pigments ocre et oxyde ferrique sur carnet A5

Un désir étrange montait en moi et j’eus l’agréable sensation de vouloir à tout prix me fondre dans le sol. Je m’interrogeais et une porte s’interposa entre moi et ma décision. Elle me regardait de travers, légèrement hautaine, avec un mépris calculé et une suffisance pointue. Je m’approchais, lentement, avec l’incroyable espoir absurde que la porte esquive le pas, s’ébranle sur sa base séculaire et remette en question la pérennité de sa fonction. Mais il ne sert à rien de parler aux portes closes. Car la zone d’influence conique de toute progression croissante d’une dialectique quelconque tombe dans un puits à courant d’air en tournoyant sur des gonds invisibles.
Ma radio est grillée. les ombres ont rempli l’atmosphère et dégoulinent en flots vagues sur les reliefs les plus rébarbatifs. Je décidai de faire un feu et trouvait assez de bois mort dans ce désert de montagnes. Outre moi et quelques herbes sèches, il n’y avait pas grand-chose de vivant. Le feu complice trouble les ombres. Les ombres adorent les feux complices car elles se mettent à danser au rythme des flammes à moins que ce soit un langage hypnotique dont la sensibilité m’échappe. Je me laisse à la somnolence et je rêvais. Les ombres tissèrent une structure de plants anthracites complexe avec adjonction de miroir gras et profond bouleversant la logique du paysage terrestre. La porte s’en plaignit et poussa une complainte lugubre et presque tactile. Des nappes de fumées caressèrent le creux des vallées telle une chienne en chaleur montrant ses dents. Les sons s’estompèrent, englués dans les reflets des miroirs. La gravité devint de plus en plus forte et présente jusqu’à disparaître.

Je me réveillait, reposé mais transi, la fumée n’étant plus en chaleur, balayant les restes grillés de matières oniriques…

Extrait : Angel de Massive Attack repris dans Pi  π  d’Aronofsky  , film surréaliste sur les mésaventures d’un mathématicien qui découvre la périodicité du nombre, rencontre entre dieu, la bourse, la martingale, l’occulte et la folie. Noir et blanc délirant, je recommande/

Le courage me manque cruellement…

Intermezzo

Sur base d’un dessin réalisé en février, je me suis imaginé une couverture de Comics mettant en scène Folie Privée combattant une horde de zombies. Une sorte de fan art en quelque sorte.

« En entendant coasser les stoïciennes grenouilles » \o/ in Eloge de la folie d’Erasme. Un peu de délire fait du bien, allez jeter un oeil sur son blog, c’est rebondissant !

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Sabre II (quatorze moins 1)

Et le soleil poursuit inlassablement sa course dans le ciel bleuté…ou gris…c’est selon les humeurs…
Pourquoi n’ai-je pas continué ? Tu as ta personnalité qui s’est éclipsée, il a renié son ego et nous nous sommes amusés à détruire sa volonté d’être présent, d’exister. Vous n’avez rien senti et ils sont partis, le laissant dans la misère car les temps sont révolus… La fontaine aux mots ne coule plus…La mine des idées s’est tarie, les étais se sont disloqués et les galeries se sont effondrées. Il faut tout recommencer, creuser dans les pensées profondes pour trouver de nouveaux minerais, un nouveau filon, inépuisable. Le tourne-disque s’est arrêté. Il se remet lentement en marche mais la griffe est et restera toujours présente. Tu ne sais pas de quoi je parle…moi non plus. (Sourire en coin)

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Sabre 1 (Quatorze moins deux)

L’aube point.
Des réunions de sabres lumineux dispersent le brouillard, scarifiant les vallées.  Des filets de nuages brunâtres quadrillent le ciel orangé. Le soleil saupoudre les toits de lumière dorée. Une odeur fraîche se joint par osmose aux cris perçant et ventilateurs de l’esprit des oiseaux. Le matelas soupire du poids humide d’un corps frissonnant et grelottant dans la pâle température du printemps. Les murs titubent et le sol se déprime sous les pas onctueux de la créature qui descend nonchalamment se soulager . La vie terrestre reprend ses droits et pourtant… Des ondes furtives se défilent encore dans les couloirs, les pièces, les champs, les bois, les vallées, les rues, les pièces, les couloirs. Elles réveillent gentiment les créatures compromises. Fournissent à la maisonnée une monotone chaleur oubliée quotidiennement. Le cœur de la jeune créature se raffermit. Elle pavoise devant la blanche tasse remplit de liquide noir fumant et se fond dans l’oubli instantané d’une délectation obsédante et tellement merveilleuse. La brume se dissipe, les ombres se raccourcissent, les ondes disparaissent, la réalité s’installe, écrasant toute matière onirique encore existante.

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Un peu vieillot point de vue musical, mais des paroles tellement poétique : Il fait soleil…

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Quatorze moins combien encore ;)

Non, je n’ai pas une bonne connexion alors je publie tout d’un coup, suite de la balade dans les rues de la ville dimanche passé, donc sketching urbain…puis ça me permet d’oublier un peu les soucis du moment donc, sketchons, skectchons ou croquons, c’est selon…

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Petit concert de gentes demoiselles au Merle dont j’ai déjà parlé précédemment…Concert au merle

Et si il y a des punks à chiens, il y a aussi des flics à chiens. Actuellement, j’ai l’impression de vivre dans le futur, un futur cyberpunk…. Bientôt Neuromancien non ?

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Je me sent à la fois vieux et jeune :/ et sans pouvoir sur le monde présent sauf celui de dire et de prévenir comme Cassandre en son temps mais avec le sentiment effroyable que c’est plus grave…et plus nul. No se …Allez sur un air de Starless de King Crimson et dansez chaleureusement jusqu’au larmes

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Balade dans les cafés de la ville, petit délire entre amis du monde entier. Un jour de l’an passé, on ouvre un tiroir et découvrons des textes, des annonces, des blagues des origami, alors chacun a mis du sien, dans sa spécialité et j’ai laissé un dessin (qui a disparu depuis lors). Un an plus tard, on découvre de nouveaux textes, pas beaucoup, mais des dessins aussi et donc j’en ai rajouté un, en espérant qu’il ne disparaisse à nouveau. Tout cela se retrouve dans un tiroir d’une table du « Chapitre » à Namur. Si vous passer par là, laisser un petit message…à suivre donc :)g22

Bon, la Triple Karmeliet au fut, c'est une tuerie...