Fuir la honte 2

Suite de l’épisode précédent…

Quelque chose aussi qui a à voir avec la honte et le dégout de soi…le psoriasis.

 

ang15A propos des masques, une artiste imprime des masques en 3D contre la peur et le manque d’estimeclic

 

 

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Je disparais dans un monde imaginaire ? Non même pas. C’est plutôt inimaginable, je ne sait pas ou je suis. Une sorte de désert balayé par les vents. Ni chaud ni froid, ni jour ni nuit. Comme si le temps n’existait pas ! Ca me fait penser au monde de Xanth, quand on se fait piéger par l’ombilic de la gourde hypnotique…

ang26Je me rend compte que finalement j’écrivais juste pour écrire. Le dessin aussi. Mais finalement, le projet et le concept ne se conçoivent que quand on a résolu tous les problèmes primaire de l’existence…Je fuyais loin de multiples traumatismes…Le savoir est là mais l’étant n’est plus là. Plus de substance ou de conscience, rien que de l’inconsistance. Et sans cette base là, il ne peut y avoir de projet – concept – création et évolution ! Enfin, très peu. J’ai vécu plus ou moins avec ce genre de mode d’existence « décalé », en extase !  Littéralement !  Condamné à vivre sans joie, faible, …à part être « artiste super sensible, je ne peux rien faire d’autre »…sentiment de dégout mêlé à la tristesse…

Saloperie d’émotions…

 

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Fuir la honte

De peur qu’elle remonte…

Il y a différentes raisons d’écrire, de dessiner, de peindre ou de jouer de la musique. Pour les autres, pour soi, pour guérir et se guérir . Ou tricher avec soi même. Je pèse donc je suis = être à la masse de son existence.

Putain d’angoisse, putain d’errance…Cette angoisse qui te tenaille, c’est le mot, au pourtour du dos, qui monte et irradie du plexus solaire et se ramifie sans concessions jusqu’à la petite pointe de chaque nervure du corps. Et quand je recherche l’origine, le fond de l’œil gauche me taraude, les tripes se tordent, mon estomac se contracte comme sous l’effet d’un coup de poing. Tout cela me fait horriblement mal et les pensées deviennent folles au point de souhaiter la mort. Le cœur bat à tout rompre, les cellules nerveuses se surchauffent d’électricité à la limite de la disjonction. Comme on vient de donner un coup de pied dans la fourmilière, c’est la panique à tout les étages…

Et maintenant j’ai l’impression d’être un pylône qui s’est pris la foudre, enfin, 36 éclairs de foudre d’un seul coup comme si tous les orages ont décidé d’éclater au même moment, pile poil au dessus de ce pylône…

Et donc pendant des années j’ai fui. J’ai marché des heures durant, sans but sauf celui d’apaiser cette souffrance. Et ça marche ! Ça apaise mais aussi ça épuise, évacue le problème mais ne le résout pas. Maintenant je risque de me répéter souvent…Les émotions remontent à la surface, violentes…Marre de ce dégout, de ces angoisses qui me rongent depuis ma prime enfance…De cette peur permanente de dire le mal, de la tristesse de ne pas pouvoir dire. Sortir de sa zone d’inconfort, du bunker, de la tranchée. Survivre n’est pas vivre…

 

 

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Peur de dire la honte ou peur de dire tout simplement…accepter malgré tout ou soi d’être lâche et de voir disparaître tout ce qu’on a. La peur me fait peur et me paralyse…je disparais de moi même…

Le salut est dans la fuite.


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Sur le même sujet : Vide       bds04

Et une continuité de la peur  : c108