fuir la honte 5

Remonter à l’origine…

 

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Le regard des autres me transperce comme autant de carreau d'arbalète.

Aller à la source…

 

 

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A suivre donc…

 

Les épisodes précédent : Fuir la honte  4321

 

 

 

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Fuir la honte 4

Long est le chemin…

Suite de l’épisode précédent Honte 3.

Les autres épisode Honte 2

et Honte 1

 

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Je  me réveillais dans cet hôpital en pleine confusion comme un mauvais rêve. J’arrachais les baxter sans me rendre compte de ce que je faisais. Ma mère, qui me veillait, hurlait au secours et engueula l’infirmière qui devint toute pâle mais réagit promptement en calmant ma mère, appelant d’urgence un médecin qui a dû m’administrer un sédatif. Il y avait du sang partout mais maintenant je m’en souvient que partiellement. Je me rappelle plus de la peur que de la douleur. Cette peur des aiguilles qui ne m’a plus vraiment quitté…

Je sombrait à nouveau dans un profond sommeil…

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On diagnostiqua au début une leucémie, mais il n’en était rien. Je n’avais pratiquement plus de globule rouge dans le sang mais les globules blanc n’y étaient pour rien. Je subi deux ponctions lombaire (Le plus douloureux, c’est la piqure pour endormir, ensuite c’est juste bizarre) pour affiner les résultats et le verdict fut une anémie hémolytique, la maladie de minkowski et chauffard, drôle de nom.

On me remplaça deux fois le sang ( à la fin je m’y habituais ) Et je passais ensuite à un régime alimentaire progressivement et principalement carné.

Et je sorti tout rouge de l’hôpital

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Je repris un peu de poids mais j’étais toujours nul en sport. Toute mon enfance à été marquée par une faiblesse permanente qui compromettait mon développement physique. C’était humiliant d’être le plus nul en sport et faible en quasi permanence. Même les efforts mentaux comme l’étude me donnèrent de violents maux de tête. D’où le ratage régulier des examens…autant d’années d’école perdues. Par contre, le jeu de rôle me permis de « soigner » assez efficacement la peur des autres et la rencontre de nouveaux amis. Cette phobie sociale disparaissait progressivement…mais il en restait une autre plus profonde et franchement handicapante qui se développa insidieusement en minant ma personnalité.

Mais difficile de la cerner, de mettre un mot dessus…j’avais toujours peur des adultes, de l’autorité, et j’étais de plus en plus confronté à des » absences ». Après plusieurs années de psychothérapies foireuses, mon anxiété ne cessait de grandir. je perdis tout au final. Mon épouse me quitta, je n’osait plus voir mes enfants, je perdis ma maison, mes meubles, mes livres, des dessins, des peintures, des souvenirs, mon boulot et sombrait dans une dépression assez atypique. Et je ne pouvais que constater en spectateur médusé sans plus aucune réaction ma chute et ma ruine. Et impossible d’aller au delà de cet état. L’anxiété  gagnait mon quotidien et mes nuits. Certain moment devenait de véritable combat contre la panique. Je devais marcher de plus en plus longtemps pour calmer ce mal. Mais la marche stabilise la réflexion ce qui me permis de remonter laborieusement à l’origine.

ang_05Mon orthographe est foireuse mais je travaille dans l’urgence, comme un dernier souffle…

A suivre donc…

 

 

Fuir la honte 3

Longtemps… la pause…, mais relever les dominos de la mémoire peut être douloureux car à chaque apprentissage de la vie (que je distingue de l’apprentissage intellectuel) , bon ou mauvais, est associé une émotion qui permet d’être gravé dans la mémoire et qui déterminera le comportement. Sans émotion, pas d’apprentissage. Et face à certaine situation de la vie, surviennent des blocages pratiquement insurmontables…surtout quand bizarrement on ne ressent rien par rapport à ses situations. Et donc on comprend que dalle.  Le vide émotionnel est une horreur en fin de compte.  Je vais tout doucement évoquer la sidération et tenter, à mon point de vue, d’expliquer ou révéler les mécanismes qui ont amené à cet état mortifère.

Les rêves sont de bon révélateur de cet état, si on les interprète convenablement. Il n’y a aucun livre de recette et la seule interprétation possible est la sienne…car nous sommes tous unique et ce qui est valable pour quelqu’un ne l’est pas pour l’autre. Cela fait maintenant un peu plus de 10 ans que j’écris mes rêves sans les interpréter et leur signification devient peu à peu claire maintenant. Cela demande une bonne connaissance de soi et des autres car même si on est incomparable, les attitudes, comportement et l’image que les autres ont de soi sont très importants pour cette quête de vérité.

J’ai rajouté une image à l’épisode précédent, car souvent dans mes rêves, je suis confronté à un fleuve que je dois traverser. La plupart du temps, j’y arrive. Mais des fois non…la vie est un  long fleuve pas toujours toujours tranquille et où il n’y a pas toujours des ponts…Pontifex minimousse \o/

 

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Trois épisodes qui expliquent l’état de délabrement actuel. Je vais revenir sur celui de mes onze ans. Très spectaculaire, une expérience quasi mystique car je fut reçu à l’hôpital en état de mort clinique…après trois semaines de migraines violentes et de vomissements journalier. J’étais dans un état physique déplorable, ne pesant plus que 18 kg pour un mètre 40.

Nous sommes un peu avant Pâques, au printemps 1978…depuis un mois je suis alité et donc pas à l’école…c’est important pour la suite. Je ne sais plus rien avaler. Même l’eau me fait vomir. Je suis de moins en moins conscient. La douleur à la tête est atroce. A un moment, je sent qu’on me porte, je sent de l’urgence…

Tout se ralentissait autour de moi. Je me rappelle juste d’une civière et que je ne bouge quasiment plus. Même les voix sont ralenties. Tout devenait flou et de plus en plus lumineux. Une douce chaleur m’environnait progressivement et les douleurs s’estompaient, la souffrance disparaissait. Une femme blanche diaphane, éthérée, apparu à côté de moi et m’enlaça de ses bras doux et chaud. Ce n’est pas ma mère, elle est beaucoup trop grande et un peu transparente…et plus jeune aussi…et toute tout blanche, peau et cheveux compris…

Je part…

 

Tout devient blanc…

 

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puis plus rien…

plus de son, plus de sensations…ni vide ni plein…le néant

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Après un temps indéterminé, je me réveillais…