Fuir la honte 4

Long est le chemin…

Suite de l’épisode précédent Honte 3.

Les autres épisode Honte 2

et Honte 1

 

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Je  me réveillais dans cet hôpital en pleine confusion comme un mauvais rêve. J’arrachais les baxter sans me rendre compte de ce que je faisais. Ma mère, qui me veillait, hurlait au secours et engueula l’infirmière qui devint toute pâle mais réagit promptement en calmant ma mère, appelant d’urgence un médecin qui a dû m’administrer un sédatif. Il y avait du sang partout mais maintenant je m’en souvient que partiellement. Je me rappelle plus de la peur que de la douleur. Cette peur des aiguilles qui ne m’a plus vraiment quitté…

Je sombrait à nouveau dans un profond sommeil…

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On diagnostiqua au début une leucémie, mais il n’en était rien. Je n’avais pratiquement plus de globule rouge dans le sang mais les globules blanc n’y étaient pour rien. Je subi deux ponctions lombaire (Le plus douloureux, c’est la piqure pour endormir, ensuite c’est juste bizarre) pour affiner les résultats et le verdict fut une anémie hémolytique, la maladie de minkowski et chauffard, drôle de nom.

On me remplaça deux fois le sang ( à la fin je m’y habituais ) Et je passais ensuite à un régime alimentaire progressivement et principalement carné.

Et je sorti tout rouge de l’hôpital

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Je repris un peu de poids mais j’étais toujours nul en sport. Toute mon enfance à été marquée par une faiblesse permanente qui compromettait mon développement physique. C’était humiliant d’être le plus nul en sport et faible en quasi permanence. Même les efforts mentaux comme l’étude me donnèrent de violents maux de tête. D’où le ratage régulier des examens…autant d’années d’école perdues. Par contre, le jeu de rôle me permis de « soigner » assez efficacement la peur des autres et la rencontre de nouveaux amis. Cette phobie sociale disparaissait progressivement…mais il en restait une autre plus profonde et franchement handicapante qui se développa insidieusement en minant ma personnalité.

Mais difficile de la cerner, de mettre un mot dessus…j’avais toujours peur des adultes, de l’autorité, et j’étais de plus en plus confronté à des » absences ». Après plusieurs années de psychothérapies foireuses, mon anxiété ne cessait de grandir. je perdis tout au final. Mon épouse me quitta, je n’osait plus voir mes enfants, je perdis ma maison, mes meubles, mes livres, des dessins, des peintures, des souvenirs, mon boulot et sombrait dans une dépression assez atypique. Et je ne pouvais que constater en spectateur médusé sans plus aucune réaction ma chute et ma ruine. Et impossible d’aller au delà de cet état. L’anxiété  gagnait mon quotidien et mes nuits. Certain moment devenait de véritable combat contre la panique. Je devais marcher de plus en plus longtemps pour calmer ce mal. Mais la marche stabilise la réflexion ce qui me permis de remonter laborieusement à l’origine.

ang_05Mon orthographe est foireuse mais je travaille dans l’urgence, comme un dernier souffle…

A suivre donc…

 

 

4 réflexions sur “Fuir la honte 4

  1. Et si au lieu de fuir… tu l’affrontais ?
    Une idée comme ça…
    J’adore tes dessins, ils collent parfaitement à cette ambiance angoissante que tu décris.
    J’attends la suite en espérant que la lumière viendra panser les blessures intérieures.

    1. Merci Dominique :) C’est ce que je tente de faire pour l’instant mais affronter ces vieux démons est une quête particulièrement effrayante. Aussitôt que j »en vainc un, un autre encore plus effrayant surgit C’est un véritable parcours de combattant \o/

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