Concentration

Suite du récit, revenir en arrière et retrouver les origines et prémices de tout cela, cette période de l’année est géniale pour cela et pour une fois, j’ai de la matière personnelle à creuser, sortir et mettre en valeur…

Bref, retour sur le passé et préparation du futur enfin, un début quoi…

 

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Fuir la honte ou la bille bleue (suite)

Je pense choisir le deuxième titre, et, aussi,  il est temps de corriger tout ça ! L’orthographe est certes déplorable, mais tout est écrit et dessiné dans l’instant, sans plan préétabli. Le fond de l’histoire et son canevas traîne dans ma mémoire pensée. Je note plein de trucs mais ne respecte rien, ni ne suit quoique ce soit. Je suis toujours sans capitaine, balloté par le flot et les vagues de l’humeur de l’éternel présent, toujours changeant, qui commence à durer longtemps. Je choque contre les récifs, me perds dans les impasses (quoique, les impasses, que ce soit en ville, à la campagne, ou en forêt sont, en général, sympa et souvent surprenante ou étonnante,…) mais ne prends jamais le chemin tout tracé !

Le récit progresse ainsi, presqu’en direct, avec ses défauts, ses aléas, ses rebondissements, haletant sans tenir en haleine, sans dirigisme, mais avec un but.

Lequel ?

 

 

Je découvre moi même mon propre récit. Quel bonheur qu’être étonné par soi même !

Fuir la honte…

Ah oui, continuation de la bd, mais peut on appeler ça une bd ? Enfin, tentative de terminer ce voyage.

Sortir de la dissimulation, en finir avec la peur.

Résumé des épisodes précédents…:

 

 

 

A ce propos, pourquoi la honte, voici un texte intéressant :

Éprouver la honte n’est pas une honte ! Et chacun doit apprendre à pouvoir dire : « Oui, j’ai honte, et j’en suis fier parce que cela me permet de porter un regard différent aujourd’hui sur ma vie, mes proches, les valeurs auxquelles je croyais jusqu’ici, et de prendre un nouveau départ. »

Mais pour parvenir à cela, il faut d’abord nommer la honte. Car la honte a toujours deux significations opposées selon qu’on la nomme ou pas. Elle peut perdre, ou constituer au contraire le point de départ de réaménagements importants de la personnalité. Dans le premier cas, la honte est vécue comme le signe irrémédiable d’un retranchement du genre humain. Dans le second au contraire, elle est le signe que ce divorce n’est pas encore consommé. Sur le premier de ces versants, la honte accompagne le glissement vers une indignité toujours croissante. Au contraire, sur le second, elle est perçue comme un rempart contre ce risque. La première de ces formes de honte envahit, la seconde avertit. La première est un symptôme, la seconde un signal d’alarme. Elle signifie à la fois au sujet la difficulté où il se trouve de pouvoir surmonter l’expérience de honte, et la responsabilité où il est d’y parvenir. Son salut est dans le fait de se ressaisir. C’est en ce sens que Marie Cardinal a pu écrire : « J’avais honte de ce qui se passait à l’intérieur de moi, de ce charivari, de ce désordre, de cette agitation, et personne ne devait savoir, pas même le docteur. J’avais honte de ma folie [4]
[4] Marie Cardinal, Les mots pour le dire, Paris, Grasset,…
. » La honte de la folie n’est justement pas la folie, mais l’ultime rempart contre l’envahissement de la personnalité par sa partie folle. Ainsi envisagée, la honte est ce qui nous renseigne sur les limites à ne pas franchir, celles au-delà desquelles nous risquerions de ne plus être assuré de faire partie de notre famille, de notre société, voire du genre humain. Ainsi le sentiment de honte correspond-il à deux réalités presque opposées : d’un côté, une plongée dans l’abîme, et, de l’autre, un signal d’alarme qui prévient du risque de cette plongée. Savoir se débrouiller avec la honte, la sienne et celle des autres, c’est justement être attentif à ce point de basculement où la honte cesse d’être le vertige de la mort pour devenir un appel à la vie. Dans la honte, nous nous sentons tragiquement seuls et démunis, mais cette tragédie est justement le fil ténu par lequel nous continuons à nous sentir humains. C’est autour de ce paradoxe que sont nouées toutes les situations de honte, qu’elles soient liées à une tragédie intime ou sociale.

http://www.cairn.info/revue-le-coq-heron-2006-1-page-18.html

 

 

 

La bille bleue suite :)

Hello, bonjour, aloha, longtemps que je ne suis venu trainer mes cellules visuelles et sensorielles dans ce monde. Je suis en grand travaux et l’expo continue, pour résumer…la bd continue, et d’autres projets se lancent.

C’est la suite un peu corrigée de la note précédente, je suis justement dans un moment entre deux, en reprenant des choses plus concrète, je quitte ce monde virtuel porteur de tant de promesses finalement décevantes, pourries par un mercantilisme destructeur.

Bon, mon appareil photo rend l’âme, la technologie devient de plus en plus obsolète, tout comme nous finalement peut être, nous créons nos outils à notre image, qui se détériore avec le temps, bah ! tant qu’on a la jeunesse…Enfin mais non, sachons apprécier les choses passées comme celles qui vont arriver…en étant juste le lien, ce lien qui relie, nous et les autres :) et sans dépendre de l’outil…vive le situationisme ! Je redevient un semeur de cailloux qui apportent de la joie, de l’amour, choses tellement essentielles car elles sont gratuites, généreuses comme un matin, un baiser, un sourire…

Rendez vous, si vous passez par Namur, à la cité artistique les « petits pouyons » pour découvrir tant d’œuvres et d’installations de créateurs d’ici et des environs jusqu’ 29 juillet 2018. Et aussi les miennes ;) Voir le lien FB ici

Sur le fleuve :