Cat a clop, noir sur blanc

Eh bien ! Il y a juste 24 ans, (à l’époque, internet n’existait pas encore et le graphisme se faisait toujours à la main !!!)On nous avais demandé de faire un exposé, une présentation sur le surréalisme. Au départ c’était pour le cours de français mais tout le monde s’est emballé et le projet à débordé sur les ateliers de dessin, graphisme, technique audiovisuelle et même histoire de l’art.  Un projet que nous avons mené à quatre, je me suis occupé principalement du concept, des compos et arrangement,  graphisme,  mixage ( avec 2 micros, 2 platines, un deck et beaucoup de rafistolage – bricolage et invention comme un phaseur et une overdrive sur la voix. Travail sur le dadaîsme et le surréalismo! Et le lignage des textes. Il manque juste le visuel mais j’ai perdu les dias :/

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L’homme s’entête…

 

Comme un ciel écartelé tel une vessie de porc. Comme la fumée courant follement dans une bulle de savon, des lézards jouxtant de leur regard glauque des formes éthérées, bulles de savon qui éclatent libérant la fumée se dissipant promptement dans les différentes strates, soufflant des gaz que le ciel ne peut contenir. Vint l’explosion. Une explosion infidèle, inconnue, insoutenable comme une craie qui crisse dans les mains d’un tortionnaire. Tel fut ma découverte enchanteresse de cette planète étrange où mon comparse aurait laissé ses dernières traces sans se soucier de l’endroit où il était probablement. J’exerçai négligemment la descente vers le lieu où la balise de son vaisseau retentissait électromagnétiquement sur le prolongement cathodique du tube indigeste qui déféquai sur l’écran bleuté, souillé de ces informations incongrues mais nécessaires au bon déroulement de l’opération.

L’homme se réveilla soudain. Il était assis sur une chaise, affalé à moitié sur la table de la cuisine, des débris de verre, de nourriture et d’autres choses à l’odeur nauséabonde parsemé en mille étoiles jonchent le difficile parcours, ou lieu, où l’homme se reconnaît parmi les siens. Il posa une main pâteuse sur son crâne vidé et blanchi par une veille trop longue et difficile. Ses idées se remirent tout doucement en place, douloureusement devrais je dire car de sombres grimaces accompagnées de borborygmes surprenants accompagnaient ses moments de réflexions. Il semblait jouer au poker avec des cartes invisibles. L’homme se leva, tituba dans la cité, déambula dans les rues, cherchant un contact, désespérément, car un vide se formait autour de lui. Il marche, ne marche pas, change de côté, se retourne les sens, preuve indiscutable d’une indécision résultant d’une confrontation d’idées sur diverses orientations métaphysiques qu’il serait intéressant de connaître. Il semble particulièrement tourmenté par une idée fixe qu’il veut rejeter malgré son évidence troublante.

Un éclair fusa dans son regard. Il retrouva son air habituel d’homme retrouvant une liberté à laquelle il n’a jamais goûté et se dirigea sans autre forme de procès comme des patins à roulettes chez lui.

Ou du moins ce qu’il croit être chez lui.

Nu anatomique

Ça me rappelle le cours de dissection à St Pierre Bordet! Juste avant l’heure du souper, le jeudi, quand je rentrait j’avais vraiment pas faim…et surtout pas de steack saignant. On a gardé le corps un an , restait plus que les os…aponévroses, tendons et graisse. Heureusement que le prof avait de l’humour.

Et nous aussi d’ailleurs, c’était la starac des Beaux arts de Bruxelles. Fusain 125 X 90