Solitude

cn1573

cn1579 cn1580

cn1578

Le vide engendre l’angoisse

comme la solitude

du voyageur

avant de plonger dans le trou noir

Les informations se perdent

se décomposent

et la mémoire se perd

dans les limbes de l’infini

et de la finitude

La source est tarie

et la muse est loin

Quand la retrouverais-je?

Car ne plus avoir peur

de dire

ses maux

ses mots

insensés

Les émotions troublent

et font vibrer

comme les cordes d’une harpe

la peau d’un tambour

M’a–t-il dit d’être

Dis soi

Dis moi

Dis toi

M’a-t-il dit

Je t’aime

parce que tu m’aimes

Non ! Tu ne peux pas…

cn1576Avec Calypso Valois au chant…

Publicités

Ecriture

Métamorphose de l’écriture au gré de la spirale des émotions non ressentie et qui se couchent sans vergogne sur le papier. Calligraphie de l’angoisse de la mémoire d’une torture traumatisante trop longtemps masquée et qui s’exprime inconsciemment. Maintenant je sait ce qu’il en est. 40 ans de sidération, un mélange d’extase et d’oppression, une peur panique, mortelle, bloquante…résurgente à chaque fois où je me retrouve dans la même situation…et tout ceci associé au fait de s’exprimer, de se défendre, de dire…interdiction, punition, torture de plus de 3 heures sans pouvoir s’enfuir et tout cela enfouit dans les tréfonds de ma mémoire émotionnelle, caché, masqué, oublié…Tout est revenu à la conscience il y a juste un an. Un an pour m’en remettre…

cn1413

Calligraphie de l’angoisse

Et une petite vue du bureau-atelier, corps lettres, alphabet du corps statique et bientôt dansant…

cn1442

Vide

bds00

 

bds01

bds02

bds03

bds04 bds05

 

J’ai tout perdu, ne me reste que ce cailloux, lisse, brillant.

Quelque chose en lui palpite, comme un cœur enfermé dans cette enveloppe de granit.

Il en émane d’étranges ondes comme si tout l’univers s’était concentré en sa matière.

Une sorte de pierre… »philosophale ».

A la fois interrogation et réponse

Quelque part nous venons tous du vide.

Nous sommes une page blanche dans le vide de l’éternité

qui de toute manière sera noircie de quelque façon que ce soit.

Faisons en sorte qu’elle soit enluminée.

Dis l’est temps !

De se retrousser les manches, au delà de sa timidité congénitale qui m’amena dans les tréfonds du désespoir, peur des autres, tentative de sortir, écouter des conseils et se faire traiter de pigeon, lâche, gentil, poire, assisté (c’est le pire), imbécile insouciant complètement dissocié car torturé dans sa prime enfance pour cause de révolte justifiée. Je hais l’école et les institutions et rien ne pourra me guérir, finalement. et comme le corbeau de Poe, je crie dans ma tête : Nevermore…qu’on ne m’y reprendra plus. Merci Monsieur de La Fontaine.

 

t05

 

c1429

Bon week end…

 

Balade et croquis d’observation de passant(es) en ce temps suspendu au soleil du printemps. Mon cœur est comme une caverne aux échos étonnants. Survivre et vivre que j’invite à découvrir et lire et bon anniversaire à alexandre grothendieck, mathématicien, anarchiste et anti militariste écologiste avant l’heure et profondément humain. Découverte et questionnement sur une oeuvre qui l’a mené à se retirer du monde, au milieu des Pyrénées et nous questionner (méditer) sur notre rôle dans ce monde justement qui tourne à la dérive, sinon à sa propre destruction. Les hommes de sciences ont une lourde responsabilité sur le rôle même de la science dans cette « destruction ». Je retrouve les paroles d’Elisée Reclus : « L’homme est la Nature prenant conscience d’elle même » Et je rajoute qu’il est de notre « devoir » de la ménager et la respecter, pour nous et nos enfants et toute notre descendance…Je suis malhabile en parole et en écriture mais je ressent terriblement et amèrement ce constat de chute.

 

c1427

c1432

Pour faire suite au précédent commentaire, certains plantent des arbres et d’autres des vignes. Si Lisson existe aujourd’hui comme domaine viticole, c’est indirectement aussi un peu « l’oeuvre » de Grothendieck dans le temps…

Sabre 1 (Quatorze moins deux)

L’aube point.
Des réunions de sabres lumineux dispersent le brouillard, scarifiant les vallées.  Des filets de nuages brunâtres quadrillent le ciel orangé. Le soleil saupoudre les toits de lumière dorée. Une odeur fraîche se joint par osmose aux cris perçant et ventilateurs de l’esprit des oiseaux. Le matelas soupire du poids humide d’un corps frissonnant et grelottant dans la pâle température du printemps. Les murs titubent et le sol se déprime sous les pas onctueux de la créature qui descend nonchalamment se soulager . La vie terrestre reprend ses droits et pourtant… Des ondes furtives se défilent encore dans les couloirs, les pièces, les champs, les bois, les vallées, les rues, les pièces, les couloirs. Elles réveillent gentiment les créatures compromises. Fournissent à la maisonnée une monotone chaleur oubliée quotidiennement. Le cœur de la jeune créature se raffermit. Elle pavoise devant la blanche tasse remplit de liquide noir fumant et se fond dans l’oubli instantané d’une délectation obsédante et tellement merveilleuse. La brume se dissipe, les ombres se raccourcissent, les ondes disparaissent, la réalité s’installe, écrasant toute matière onirique encore existante.

fantome10

Un peu vieillot point de vue musical, mais des paroles tellement poétique : Il fait soleil…

)

Quatorze moins 4

Balade dans les cafés de la ville, petit délire entre amis du monde entier. Un jour de l’an passé, on ouvre un tiroir et découvrons des textes, des annonces, des blagues des origami, alors chacun a mis du sien, dans sa spécialité et j’ai laissé un dessin (qui a disparu depuis lors). Un an plus tard, on découvre de nouveaux textes, pas beaucoup, mais des dessins aussi et donc j’en ai rajouté un, en espérant qu’il ne disparaisse à nouveau. Tout cela se retrouve dans un tiroir d’une table du « Chapitre » à Namur. Si vous passer par là, laisser un petit message…à suivre donc :)g22

Bon, la Triple Karmeliet au fut, c'est une tuerie...