Humeur du moment

Pour l’instant je ne suis pas en grande forme poétique…c’est même plutôt un désert réactif et le temps n’arrange rien…

Un vieux dessin réalisé pour un jeu de rôle, donjons et dragons pour ne pas le nommer ;) un univers que j’ai créé il y a longtemps et qui a rempli de nombreuses soirées dans notre jeunesse, à propos du marquis de Brume ;)

Et un dessin de projet pour l’expo des 25 ans des jeunesses archéologiques de Belgique, ici sur l’art du bijou et orfévrerie, époque gallo romaine.

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Livre des défis

Depuis quelques temps, je me suis amusé à proposer des défis au travers d’un livre d’un poète hongrois. Nous étions plusieurs à le remplir et voici donc ma contribution. Les photos sont faites à l’arrache mais j’en ai un peu ras le bol de traiter des images. je préfère la spontanéité du dessin.

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Dragons de l’oubli

Rugissant aux quatre vents…mais aucuns sons ne sort…

Les dragons, images de la vie et son combat, s’étranglent dans un souffle muet…

Horreur de l’amnésie résultante de la torture

Oublier

Oubliez

Oublié

Jusqu’à ce que la douleur rappelle à Soi, comme une lame froide et brulante dans le cœur de l’âme…

 

Alors les freux, choucas et corneilles coassent allègrement en ses temps de grisaille et jouent à se faire peur, ou dominer , c’est la même chose,

pour un peu de nourriture

quitte à manger le dragon

 

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Dessin à l’encre pour un site, finalement jamais retenu…les temps sont durs, très durs…

J’essayerai de faire une note rigolote la prochaine fois ;)

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Sur l’amnésie, le dernier film de Gong li et zhang yimou. Clic

Atcha !

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Longtemps que je n’ai posté sur ce blog, je suis en pause, j’ai maladire alors je lis, » la clef des songes », « récoltes et semailles« , je me balade dans le vide de mon coeur qui est réduit à peau de chagrin, cherchant un muse une source pour me redonner du coeur à l’ouvrage. Je suis profondément désolé, autant que le désert de Gobi ou le Mare Imbri, de ne pouvoir répondre pour l’instant aux commentaires ou aux sollicitations.

Anecdote : J’ai dédicacé pour la première fois à la Fnac Bruxelles, mes sentiments devaient être joie et fierté mais tout cela est caché à mon entendement et pourtant je les ressent ! Enfin, il faut faire avec. Ça fait du bien d’écrire même si j’ai horreur de me relire.

Le courage vient du coeur…

Dis l’est temps !

De se retrousser les manches, au delà de sa timidité congénitale qui m’amena dans les tréfonds du désespoir, peur des autres, tentative de sortir, écouter des conseils et se faire traiter de pigeon, lâche, gentil, poire, assisté (c’est le pire), imbécile insouciant complètement dissocié car torturé dans sa prime enfance pour cause de révolte justifiée. Je hais l’école et les institutions et rien ne pourra me guérir, finalement. et comme le corbeau de Poe, je crie dans ma tête : Nevermore…qu’on ne m’y reprendra plus. Merci Monsieur de La Fontaine.

 

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Plus rien ne bouge

3,14 passé, tant pi, l’onde trépasse comme un perpétuel éphémère souvenir. Comme une lumière fugitive laissant la lanterne vide de sa source. L »écluse n’est plus qu’une ruine sauvage, aux bassins remplit d’une onde stagnante. Des restes d’électricité crépitaient dans les nervures de câbles arrachés. Une boule de lumière bleuté palpitait au dessus des infrastructures, ponctuée de soubresauts sporadiques. Tout d’un coup elle chancela et se précipita au-delà de l’horizon, auréolant le crépuscule d’un noyau orangé.

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Fusain et pigments ocre et oxyde ferrique sur carnet A5

Un désir étrange montait en moi et j’eus l’agréable sensation de vouloir à tout prix me fondre dans le sol. Je m’interrogeais et une porte s’interposa entre moi et ma décision. Elle me regardait de travers, légèrement hautaine, avec un mépris calculé et une suffisance pointue. Je m’approchais, lentement, avec l’incroyable espoir absurde que la porte esquive le pas, s’ébranle sur sa base séculaire et remette en question la pérennité de sa fonction. Mais il ne sert à rien de parler aux portes closes. Car la zone d’influence conique de toute progression croissante d’une dialectique quelconque tombe dans un puits à courant d’air en tournoyant sur des gonds invisibles.
Ma radio est grillée. les ombres ont rempli l’atmosphère et dégoulinent en flots vagues sur les reliefs les plus rébarbatifs. Je décidai de faire un feu et trouvait assez de bois mort dans ce désert de montagnes. Outre moi et quelques herbes sèches, il n’y avait pas grand-chose de vivant. Le feu complice trouble les ombres. Les ombres adorent les feux complices car elles se mettent à danser au rythme des flammes à moins que ce soit un langage hypnotique dont la sensibilité m’échappe. Je me laisse à la somnolence et je rêvais. Les ombres tissèrent une structure de plants anthracites complexe avec adjonction de miroir gras et profond bouleversant la logique du paysage terrestre. La porte s’en plaignit et poussa une complainte lugubre et presque tactile. Des nappes de fumées caressèrent le creux des vallées telle une chienne en chaleur montrant ses dents. Les sons s’estompèrent, englués dans les reflets des miroirs. La gravité devint de plus en plus forte et présente jusqu’à disparaître.

Je me réveillait, reposé mais transi, la fumée n’étant plus en chaleur, balayant les restes grillés de matières oniriques…

Extrait : Angel de Massive Attack repris dans Pi  π  d’Aronofsky  , film surréaliste sur les mésaventures d’un mathématicien qui découvre la périodicité du nombre, rencontre entre dieu, la bourse, la martingale, l’occulte et la folie. Noir et blanc délirant, je recommande/

Le courage me manque cruellement…