Simorgh

Plus d’un mois sans internet est ce possible ? Oui et non, je n’ai plus surfé sur le web mais restais toujours connecté sur les rézals socials via le téléphone, oups, le smart…mais sans m’investir, juste se tenir au courant et, curieusement, ne plus intervenir augmente en qualité les interactions. D’un autre coté, je me concentre plus sur moi même et mes (sérieux) problèmes, ce qui fait évoluer plus les choses dans le bon sens. La période où je souffrais sans savoir pourquoi s’éloigne de plus en plus, comme un terrrible ouragan.

Mais les remous et ballotements sont toujours là…

EYE OF THE STORM | Lovett from Lovett on Vimeo.

 

 

Le voyage continue, entre le brouillard des angoisses et l’aveuglement de la pleine clarté :/

 

formes01

Série de dessins, pigments ocre et rouge, papier, 20 cm X 20 cm

 

Je ne vois plus grand monde non plus, c’est un voyage en solitaire mais je commence seulement à voir ce qu’il faut faire…

 

A une amie :)

 

La bd continue vaille que vaille, les ramifications s’étendent de plus en plus comme les racines d’un arbre….ou d’un cancer…

 

 

Le miroir se brise en mille morceaux, autant de partie du simorgh, un mythe qui m’interpelle particulièrement… à découvrir, la conférence des oiseaux :

Une enluminure que j’ai réalisée en son temps pour la naissance de la fille d’une amie \o/ Lucie m’a fait penser directement au simorgh ! En réalité je ne sais pas pourquoi…

Lumière dans les ténèbres actuelles? J’adore mes enfants, ils sont lucides ^^

Et la découverte vidéo et musicale : d’abord Irfan, magnifique groupe hongrois plein d’inspiration et …un dada :)…la calligraphie arabe mise en mouvement et musique sur le thème du simorgh par un designer Iranien…

 

Simorgh from Meghdad Asadi on Vimeo.

Bon à peut être dans un mois ;)

Publicités

Fuir la honte 6

Au delà de l’interdit… j’ai tout simplement peur de parler, ce qui semble bizarre. Au début, je pensais que c’était dû à une timidité exacerbée…mais par quoi…quand on dit « Parle ! », je perds tout mes moyens et mon cerveau se vide de tout. C’est comme si je disparaissais et je devient donc un zombie.

Quand je pratique un sport en salle ou en extérieur, il m’arrive d’avoir une sensation d’écroulement et une profonde tristesse s’empare de moi. Des fois j’ai l’impression de fonctionner à l’envers…

 

ang_08

 

ang_09

ang_10

En marchant beaucoup, j’ai pu remonter, difficilement, le fil de mon histoire et une partie des  refoulements. Et si plonger à la source des maux était fastidieux, les émotions associées remontaient aussi à la surface et ce qui était une angoisse généralisée se transforma en peur panique et douloureuse. Le suicide de mon père m’a profondément marqué. Je l’ai découvert pendu, j’avais 27 ans. Cela clôturait une série infernale de décès dans la famille qui commença deux ans plus tôt. Sur le moment je ne me rappelle plus ce que j’ai ressenti mais maintenant j’éprouve une immense tristesse et la peur de la mort. Un dégout profond aussi pour la société en général et finalement même pour l’Amour qui peut être très cruel à certain moment. De même, je tombe très difficilement amoureux, je me protège beaucoup car les séparations mon vraiment détruit. Et quand cela arrive…et bien ça ne marche pas non plus, tout simplement parce que j’ai peur de parler. Et j’en éprouve une horrible honte… Continuons à creuser…en évitant le regard de la Gorgone.

 

En écho au de là du vide publié il y a quelque temps…

 

 

Fuir la honte

De peur qu’elle remonte…

Il y a différentes raisons d’écrire, de dessiner, de peindre ou de jouer de la musique. Pour les autres, pour soi, pour guérir et se guérir . Ou tricher avec soi même. Je pèse donc je suis = être à la masse de son existence.

Putain d’angoisse, putain d’errance…Cette angoisse qui te tenaille, c’est le mot, au pourtour du dos, qui monte et irradie du plexus solaire et se ramifie sans concessions jusqu’à la petite pointe de chaque nervure du corps. Et quand je recherche l’origine, le fond de l’œil gauche me taraude, les tripes se tordent, mon estomac se contracte comme sous l’effet d’un coup de poing. Tout cela me fait horriblement mal et les pensées deviennent folles au point de souhaiter la mort. Le cœur bat à tout rompre, les cellules nerveuses se surchauffent d’électricité à la limite de la disjonction. Comme on vient de donner un coup de pied dans la fourmilière, c’est la panique à tout les étages…

Et maintenant j’ai l’impression d’être un pylône qui s’est pris la foudre, enfin, 36 éclairs de foudre d’un seul coup comme si tous les orages ont décidé d’éclater au même moment, pile poil au dessus de ce pylône…

Et donc pendant des années j’ai fui. J’ai marché des heures durant, sans but sauf celui d’apaiser cette souffrance. Et ça marche ! Ça apaise mais aussi ça épuise, évacue le problème mais ne le résout pas. Maintenant je risque de me répéter souvent…Les émotions remontent à la surface, violentes…Marre de ce dégout, de ces angoisses qui me rongent depuis ma prime enfance…De cette peur permanente de dire le mal, de la tristesse de ne pas pouvoir dire. Sortir de sa zone d’inconfort, du bunker, de la tranchée. Survivre n’est pas vivre…

 

 

ang01

 

ang02

 

ang03bang04

 

 

ang05

 

ang05b

 

 

ang06

ang07

 

ang08

ang10


ang09

ang11

ang12ang13ang14

Peur de dire la honte ou peur de dire tout simplement…accepter malgré tout ou soi d’être lâche et de voir disparaître tout ce qu’on a. La peur me fait peur et me paralyse…je disparais de moi même…

Le salut est dans la fuite.


ang00

 

 

math04

 

Sur le même sujet : Vide       bds04

Et une continuité de la peur  : c108