Devant le portail

Précédemment

Et la suite donc….

La suite d’une note que j’ai publié en son temps ;)

(Fin de parenthèse)

Poussé par le vent rattrapé par le temps… je courais dans ma tête et pensait à la terre qui tournait, qui courait à ma perte avec vous dessus … Papillon Paravel… »Le temps qui passe »…

Fuir la honte 9

Petit résumé des épisodes précédents…

Et quelque chose de plus ancien pour permettre la connexion avec ce qui suit ; Un vieux rêve où il est question de bille bleue, vraiment bizarre, comme une sorte de quête sur le chemin de l’errance, une étape symbolique dans le désert des larmes…en écho au chaos ambiant…

Bon, je devrais m »acheter un scanner, histoire d’avoir une bonne résolution…

La suite donc….

Ma vie est un véritable chaos et ceci est une tentative d’y remettre de l’ordre…j’ai l’impression de perdre pied ou de me retrouver à nouveau dans une impasse de ce labyrinthe gigantesque. Remonter le fil de la mémoire comporte tout de même des risques insoupçonnés…

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Bip…

 

 

Précédemment la honte 8, la honte 7, la honte 6

Wip

Les coquelicots ballotent dans le vent, libérant leurs pétales au gré des rafales…

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Et s’envolent comme autant de papillons éphémères, surgissant du cœur comme roulement de tambour, fracassant comme la chamade dans la brèche de l’escarpe, au cœur pétri et flétri des amours perdu, éperdus,

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Les fées mères …origines des mythes, légendes, sources de l’onde et ode à la Vouivre…ivresse de la vie… de vous et du souvenir vibrant, âme de l’Homme, Om originel, Aum et Oghm, source du langage et de l’être, courant les veines de la terre… impermanent, improbable comme le cygne noir…

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Les papillons deviennent feuilles mortes, dansantes dans les frimas de l’automne. Et la pluie n’altère en rien le sourire des êtres enthousiastes ayant gardé leur âme d’enfant…

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Work in progress,.. ( rhaaa je sèche dans le scenar, trop de données, de contingences, de conneries,de divergences, le labyrinthe perpétuel, toujours mouvant et changeant, en_vie de passer à autre chose…changer d’air…)

Fuir la honte 7

Suite des épisodes précédents…remonter aux origines, s’approcher de cette zone terrible, par quelques moyens que ce soit, mais le sillon qu’a creusé cette honte est profond, terriblement profond…. Je pense directement à Pinocchio du conte de Collodi et à l’intervention de la fée bleue (La faible) comme une sorte de rédemption. Un amour inconditionnel venant d’une puissance surnaturelle et réparatrice. L’imagination est une arme à double tranchant, comme l’épée de la justice, celle du tarot, qui ramène dans le droit chemin, celui des sentiments et de la vitalité, loin de l’acedia. L’injustice vécue est si grande que la colère (ou les colères) s’en est retrouvée suspendue. Et pourtant elle est nécessaire pour libérer la parole. Mais la colère me fait peur…et elle a peur aussi… ang_11

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La colère comme la honte est rouge \o/…

Et affronter ces émotions par un ressenti différent comme Cerbère, gardien des enfers ou les loups de Garm sur le bifrost…

 

Et oui l’amour est une grande force  ;) C’est aussi une passion, rouge elle aussi, comme les pétales de coquelicots…

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Mais la citation est elle réellement de Neruda ?

Je propose un lien sans rapport mais peut être finalement il y en a un, invisible, la peur paralysante…

Le roi des ronces

Fuir la honte 6

Au delà de l’interdit… j’ai tout simplement peur de parler, ce qui semble bizarre. Au début, je pensais que c’était dû à une timidité exacerbée…mais par quoi…quand on dit « Parle ! », je perds tout mes moyens et mon cerveau se vide de tout. C’est comme si je disparaissais et je devient donc un zombie.

Quand je pratique un sport en salle ou en extérieur, il m’arrive d’avoir une sensation d’écroulement et une profonde tristesse s’empare de moi. Des fois j’ai l’impression de fonctionner à l’envers…

 

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En marchant beaucoup, j’ai pu remonter, difficilement, le fil de mon histoire et une partie des  refoulements. Et si plonger à la source des maux était fastidieux, les émotions associées remontaient aussi à la surface et ce qui était une angoisse généralisée se transforma en peur panique et douloureuse. Le suicide de mon père m’a profondément marqué. Je l’ai découvert pendu, j’avais 27 ans. Cela clôturait une série infernale de décès dans la famille qui commença deux ans plus tôt. Sur le moment je ne me rappelle plus ce que j’ai ressenti mais maintenant j’éprouve une immense tristesse et la peur de la mort. Un dégout profond aussi pour la société en général et finalement même pour l’Amour qui peut être très cruel à certain moment. De même, je tombe très difficilement amoureux, je me protège beaucoup car les séparations mon vraiment détruit. Et quand cela arrive…et bien ça ne marche pas non plus, tout simplement parce que j’ai peur de parler. Et j’en éprouve une horrible honte… Continuons à creuser…en évitant le regard de la Gorgone.

 

En écho au de là du vide publié il y a quelque temps…

 

 

Fuir la honte 4

Long est le chemin…

Suite de l’épisode précédent Honte 3.

Les autres épisode Honte 2

et Honte 1

 

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Je  me réveillais dans cet hôpital en pleine confusion comme un mauvais rêve. J’arrachais les baxter sans me rendre compte de ce que je faisais. Ma mère, qui me veillait, hurlait au secours et engueula l’infirmière qui devint toute pâle mais réagit promptement en calmant ma mère, appelant d’urgence un médecin qui a dû m’administrer un sédatif. Il y avait du sang partout mais maintenant je m’en souvient que partiellement. Je me rappelle plus de la peur que de la douleur. Cette peur des aiguilles qui ne m’a plus vraiment quitté…

Je sombrait à nouveau dans un profond sommeil…

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On diagnostiqua au début une leucémie, mais il n’en était rien. Je n’avais pratiquement plus de globule rouge dans le sang mais les globules blanc n’y étaient pour rien. Je subi deux ponctions lombaire (Le plus douloureux, c’est la piqure pour endormir, ensuite c’est juste bizarre) pour affiner les résultats et le verdict fut une anémie hémolytique, la maladie de minkowski et chauffard, drôle de nom.

On me remplaça deux fois le sang ( à la fin je m’y habituais ) Et je passais ensuite à un régime alimentaire progressivement et principalement carné.

Et je sorti tout rouge de l’hôpital

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Je repris un peu de poids mais j’étais toujours nul en sport. Toute mon enfance à été marquée par une faiblesse permanente qui compromettait mon développement physique. C’était humiliant d’être le plus nul en sport et faible en quasi permanence. Même les efforts mentaux comme l’étude me donnèrent de violents maux de tête. D’où le ratage régulier des examens…autant d’années d’école perdues. Par contre, le jeu de rôle me permis de « soigner » assez efficacement la peur des autres et la rencontre de nouveaux amis. Cette phobie sociale disparaissait progressivement…mais il en restait une autre plus profonde et franchement handicapante qui se développa insidieusement en minant ma personnalité.

Mais difficile de la cerner, de mettre un mot dessus…j’avais toujours peur des adultes, de l’autorité, et j’étais de plus en plus confronté à des » absences ». Après plusieurs années de psychothérapies foireuses, mon anxiété ne cessait de grandir. je perdis tout au final. Mon épouse me quitta, je n’osait plus voir mes enfants, je perdis ma maison, mes meubles, mes livres, des dessins, des peintures, des souvenirs, mon boulot et sombrait dans une dépression assez atypique. Et je ne pouvais que constater en spectateur médusé sans plus aucune réaction ma chute et ma ruine. Et impossible d’aller au delà de cet état. L’anxiété  gagnait mon quotidien et mes nuits. Certain moment devenait de véritable combat contre la panique. Je devais marcher de plus en plus longtemps pour calmer ce mal. Mais la marche stabilise la réflexion ce qui me permis de remonter laborieusement à l’origine.

ang_05Mon orthographe est foireuse mais je travaille dans l’urgence, comme un dernier souffle…

A suivre donc…